Un lasso pour mes peurs

Je ne suis pas au mieux de ma forme.

Je suis arrivée à ce point redouté où avoir un enfant me pèse, parfois, et de plus en plus souvent.

Ce n’est pas lui qui me pèse. Ce n’est pas non plus être mère qui m’est pénible.

C’est le jonglage fou entre s’occuper d’un tout-petit, chercher du travail, vivre une vie de couple, une vie « sociale » (voir mes amis en somme), découvrir le monde encore et toujours (c’est-à-dire lire, voyager et rencontrer de nouvelles personnes).

C’est l’angoisse qui commence à m’étouffer parce que je ne retrouve pas de travail.

Est-ce que je me demande trop ? Suis-je trop exigeante, à vouloir combiner plusieurs vies en une seule ? Je ne le crois pas, la vie EST par nature multiple, elle EST mouvement.

Nan, ce qui craint vraiment c’est le doute, c’est l’angoisse qui me réveille toutes les nuits vers 3 heures. C’est la PEUR.

Qu’est-ce que j’aimerais montrer à mon fils que les peurs s’écoutent, oui, mais se dépassent surtout !

Publicités

2 réflexions au sujet de « Un lasso pour mes peurs »

  1. Si tu as reconnu la peur, tu as fait la moitié du chemin pour la dépasser, si c’est pas les trois quarts !
    Moi aussi j’ai ce genre d’angoisses depuis que je suis mère : je veux déménager, faire carrière comme auteur/illustratrice, et pareil, avoir des moments avec mes amis, avec mon chéri… ET avec mon bébé ! (et je voudrais aussi apprendre la danse et peut-être faire du théâtre et de la rando)

    Ce que je me dis pour me rassurer, c’est que cette période de folie n’aura qu’un temps. Que plus ça va aller, plus le temps va me revenir. Et qu’il faut en profiter là, tant que c’est là, cette enfance entrée dans ma vie, qui n’y restera pas toujours.

    Pour le boulot, je te souhaite bonne chance, respire bien profondément et crois-y ! Ca va marcher !

    1. Merci pour tes mots Couac. Je mesure ma fatigue quand mes yeux se remplissent de larmes à la lecture de ton « Ca va marcher « . Tu as écris récemment que tu étais très fatiguée toi aussi. J’espère que tu as l’occasion de prendre du repos et que vous allez trouver rapidos une solution de garde à temps partiel pour votre petit J.
      La peur m’accompagne depuis trop longtemps maintenant, sans rapport avec le fait d’être mère. Les difficultés professionnelles aussi. Tout comme m’accompagnent des sentiments forts de réussite professionnelle, le goût du risque, etc. C’est sans doute là-dessus que je devrais me concentrer.
      Quand au caractère éminemment fugitif de la situation, oui, me dire ça m’a beaucoup aidée à apprécier même les moments les plus « pénibles » de la vie avec un petit. Depuis qu’el bébé est là, je suis encore plus ancrée dans l’instant.
      Je remarque quand même que j’ai passé un cap depuis quelques mois (aux alentours de ses 1 an je crois), qui fait que je n’ai plus ce plaisir inouï de longs moments passés en symbiose avec lui. Peut-être parce que nos situations professionnelles sont tellement pourries ? J’avais plein de projets, j’y croyais et là, je vais d’échec en échec, c’est assez décourageant (léger euphémisme).
      Bon, aujourd’hui j’ai un peu de temps, je vais le passer à prospecter de nouveaux clients. On y croit !!! Colibri Power!
      Merci Couac.

N'hésitez pas à laisser un petit mot !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s