Archives pour la catégorie Bébé mon ami

Les quatre saisons

Un cadeau à faire à un enfant de 2-3 ans ? Offrez-lui Les quatre saisons, de Rotraut Susanne Berner. Un gros livre dans lequel on suit les même personnages de page en page, chez eux, dans la ville, au parc… et de saison en saison (un bébé naît, puis avance à 4 pattes ; la construction de la nouvelle crèche est annoncée, puis entamée, et la crèche est inaugurée ; un homme sort de chez lui en jogging, court dans la ville et perd ses clefs, des enfants les lui rendront deux pages plus tard ; les pompiers arrivent au loin, puis plus près, puis sur les lieux de l’incendie, etc.).

Ce sont des HEURES d’observation, d’histoires à imaginer seul ou ensemble, de plaisir à suivre les personnages et les animaux de page en page, de saison en saison.

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Devenir mère, douceur et petits oiseaux en pagaille

Devenir mère, c’est aussi :

  • Couper les ongles de mon tout-petit avec un tout petit coupe-ongle (après avoir essayé les tout-petits ciseaux de dingues). Prendre de l’assurance au fil des semaines. Jusqu’au jour où je lui ai coupé le doigt (une toute mini morsure de coupe-ongle, mais quand même). Pleurer plus que lui.
  • Lui mettre et lui enlever des dizaines et des dizaines de bavoirs (amies mères de regurgitators, bonjour). Trouver un jour le bavoir curieusement récalcitrant. Et le bébé bizarrement excédé par mes efforts. M’apercevoir que j’ai une extrémité du bavoir dans une main, le lobe de l’oreille de mon bébé dans l’autre, et que je tire dessus depuis un moment.

PS. La nature est super mal fichue de nous livrer des bébés avec des ongles à couper, des clapets pas finis, du sommeil pas régulier, etc. On est crevées en fin de grossesse, épuisées par l’accouchement et bing, il faut s’occuper d’un petit être parfait certes, mais aux finitions à revoir. C’est mal fait, voilà.

Je ne SAIS pas

Mon tout petit,

Je sais des choses. Plus ou moins justes. J’ai l’expérience de la vie, la mienne. Des années et des années d’expérience de ma vie. Qui ne signifient pas des années et des années d’expérience de la vie des autres, ailleurs, autrement.

Je sais, suffisamment pour t’assurer qu’il est dangereux de toucher la porte du four, les prises, la cafetière fumante. Suffisamment pour être heureuse que tu observes mes gestes quand je coupe les courgettes, que j’éponge la table, que j’enfile mes chaussures. Je sais déjà bien moins lorsqu’il s’agit des relations sociales, alors ne crois pas qu’il faille « faire comme ça ».

Je ne me vois pas comme ton guide. Ton modèle, oui, parce que je suis là pour toi, que tu peux me m’observer à loisir, que je conçois le modèle non comme quelque chose à atteindre mais comme une base rassurante, un peu comme une recette de cuisine dont on sait que l’on peut la suivre, s’en inspirer ou l’ignorer.

Mais mon chat, je ne SAIS pas être ta mère, pas plus que tu ne sais être mon fils. Je ne sais pas quoi faire, quoi répondre, comment réagir. Je l’apprends, je le découvre, je le crée, en même temps que toi.

Et j’aime ça, je n’aime rien tant que ça, ne pas savoir, apprendre ensemble.

Poubelle à couche

J’ai l’odorat développé. Très développé. J’ai donc envisagé d’acheter une de ces poubelles à couches qui permettent de vivre avec un bébé sans suffoquer.

Le prix m’a rapidement fait changer d’avis. D’autant plus qu’il m’a semblé délirant d’acheter des couches, avec emballage et de les jeter emballées à nouveau.

J’ai alors eu une idée géniale (oui, géniale) : j’ai acheté un pot de fleur pour balcon que j’ai accroché à la rambarde de la fenêtre de la chambre d’el bébé, et dans lequel je mets des sacs plastiques. Et hop, les couches malodorantes diffusent leurs mauvaises odeurs dehors. Et on jette le sac lorsqu’il est plein.

Une housse pour matelas à langer

Quelle pacotille que ces matelas à langer qu’on nous vend ! Ils se fendent au bout de quelques mois d’utilisation –forcément- intensive. Les housses sont chères et il en faut plein (surtout si, comme nous, tu as un petit régurgitator).

La bonne solution ?

La taie d’oreiller ! La plupart des matelas à langer font 50*70cm, la taille des taies d’oreiller standard.

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Sinon, la chouette housse ci-dessus est dispo ICI.

L’amour n’est pas mon obligé

On peut l’avoir attendu des années et ne pas l’aimer, ou ne pas l’aimer comme on pensait l’aimer.

On peut ne pas l’avoir attendu, le recevoir comme un don, l’aimer, mais ne pas désirer être constamment avec lui.

On peut.

On est parents, nous sommes mères, chacune à sa manière.

(c’est le titre de ce livre qui m’a inspiré le titre de ce post. Un livre que j’ai beaucoup aimé)

Edit du mois d’août : J’ai écrit ces quelques mots lorsque j’ai appris qu’une de mes amies était enceinte après 15 ans d’attente. Je lui souhaite du bonheur, un bonheur fou. J’aimerais lui dire de s’autoriser aussi à ne pas être heureuse, comblée, aimante, « parfaite ». Parce qu’on ne sait jamais comment ce sera. c’est une rencontre, c’est une relation qui se construit. On est GAVEES d’idéaux et de clichés, mais la vérité (que je détiens, merci ;)), c’est que tout est possible.

Te regarder grandir, puis c’est tout

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Je n’aurais jamais imaginé ça. Mon boulot a toujours été quelque chose d’important, je n’ai jamais envisagé de le lâcher, surtout pas pour élever des enfants ! Mais depuis l’arrivée du louveteau, non, depuis ma grossesse, le boulot, je m’en balance pas mal. Pour être précise, je n’en ai plus rien eu à faire pendant 12 mois environ, entre la grossesse et les premiers mois épuisants du Louveteau. J’étais saoule de fatigue et d’épanouissement.

Les choses reprennent doucement leurs places. Travailler me branche bien, mais quand même sans commune mesure avec avant. Idéalement, je passerais les deux tiers de mon temps à regarder le louveteau grandir. Le reste du temps serait consacré à m’éclater dans un boulot génial et super bien payé. Ben oui, le regarder grandir, je trouve ça merveilleusement satisfaisant.