Archives pour la catégorie Non Classé

Évoluer vers le végétarianisme

Je suis allée au Musée de l’Homme dernièrement. C’était ma première visite depuis sa réouverture. Que j’aimais le vieux musée poussiéreux qu’il était avant, que j’ai parcouru ses couloirs et rêvé sur ses collections… Le musée version 2016 est une autre expérience. Qui, c’est un peu paradoxal, m’a paru plus difficile d’accès. Peut-être parce que je suis devenu un vieux fossile. Enfin, j’y ai passé un bon moment. Je n’ai pas pris de photos ou de notes, j’ai juste bu ce qu’il y avait à boire. Entre autre une scénographie démentielle sur la mezzanine, avec des feutrines épaisses découpées au laser et brodées, une merveille.

Musée de l'Homme, vue depuis le parvis des droits de l'Homme © MNHN - JC Domenech
Façade du Musée de l’Homme, Paris – www.museedelhomme.fr

J’y ai regardé une vidéo, un entretien « coup de poing » avec un démographe. Qui explique que oui, la terre pourra produire de quoi nourrir les milliards d’habitants à venir. Mais qu’il faudra partager, d’une part, et cesser de manger de la viande, d’autre part. Car pour nourrir les animaux, nous devons produire trop de plantes. Et parce que l’élevage pollue trop et utilise beaucoup trop d’eau [et ça, c’est sans parler de la question fondamentale de la souffrance animale].

Vous le saviez. Moi aussi, mais pas vu comme ça, pas à l’échelle de la planète et de ses habitants. Pas mis côte à côte avec l’idée de partage. Pour commencer à partager, on peut déjà réduire notre consommation de viande…

Suite française

Je viens de terminer Suite française, d’Irène Némirovsky. Je ne lis plus de littérature sur la seconde guerre mondiale, j’en ai tant lu, et des livres tellement bouleversants, sublimes d’un point de vue littéraire (je pense, entre autre, à Etre sans destin, de Imre Kertész, à Histoire d’une vie, de Aharon Appelfeld et à Les nus et les morts, de Norman Mailer, qui sont parmi mes livres les plus aimés).

Enfin voilà, j’ai quand même lu Suite française, et j’en suis heureuse parce que je n’avais pas lu grand chose sur l’exode et l’occupation finalement. Ce qui est époustouflant, c’est qu’alors que I. Némirovsky écrit ce livre en 1941-1942, alors qu’elle risque sa vie (elle mourra d’ailleurs en déportation), elle ait un tel recul sur ce qu’elle vit et voit. A travers plusieurs histoires écrites comme des tableaux (en particulier dans la partie consacrée à l’exode, qui évoque beaucoup la peinture), elle permet au lecteur de se construire une vision sensible de ces événements,  loin des jugements (même si elle est loin d’être tendre !).

C’est un excellent livre, y compris pour un grand ado/jeune adulte qui aime lire et qui découvrira ainsi d’autres facettes de la guerre et de la France.

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Oups

Mon blog change sans cesse d’apparence parce que je cherche LE thème WordPress qui montre les articles en entier (je n’aime pas avoir à cliquer sur « lire la suite » chez les autres, donc pas de ça ici), qui soit lisible, qui indique sur le côté les derniers articles et commentaires, qui permettent de mettre une page « qui suis-je ».

Et je ne trouve pas.

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Illustration: (c) http://www.netskiss.fr/

L’avion, c’est has been! Moi, je traverse l’Atlantique en câble sous-marin

Depuis que je sais que les communications Internet (et téléphoniques, ainsi que la télévision numérique terrestre) passent par des essentiellement par des câbles, et non des satellites, je me demande comment on peut traverser l’Atlantique avec des câbles.

Ce joli petit « film » trouvé sur Wikimedia est bien fichu : clic.

Bonjour les dégâts environnementaux, non ? Entre les travaux de fabrication, le transport, la pose et la maintenance des câbles, et la simple présence de ces dizaines de milliers de kms (aucune idée de la somme totale, ce doit être colossal) de câbles au fond des océans ou sous la terre.. ça doit bien avoir des tas d’effets.

Je me demande s’il y a souvent des problèmes techniques et comment ils sont résolu. Par des techniciens scaphandriers/taupes ?

Le monde est tellement merveilleusement riche et complexe.

 

Du temps pour.. quoi ?

Ces derniers mois ont été plus ou moins intenses. Il m’est arrivé de travailler comme une dingue, avec un stress presque insupportable. J’ai aussi travaillé plus tranquillement, sur des projets qui m’intéressaient moins, mais pour lesquels je devais me concentrer pendant de longues semaines, et qui ont réveillé mes douleurs cervicales.

Et voilà que l’interrupteur a basculé sur « OFF ». Je n’ai plus de travail. Un projet qui devrait prendre forme sous peu, mais qui ne devrait pas être trop chronophage. Un voyage, ensuite, que je me réserve précieusement. Mon dernier voyage lointain, en 2012, a été en partie gâché par le travail que je n’avais pas pu laisser, je me suis juré que jamais on ne m’y reprendrait ! Même si je sais que ça peut arriver, quand le client est en retard, on n’a guère le choix en fait…

Je n’ai jamais eu peur de ne pas savoir quoi faire si je ne travaillais pas. Je suis aussi très contente de travailler chez moi. Je sais délimiter mon temps (suffisamment en tout cas), je vis comme un véritable cadeau de pouvoir faire des pauses aussi souvent que je le désire et profiter du beau temps quand je peux, quitte à bosser le soir ou le week-end (ce que j’aime en fait beaucoup aussi). Surtout, j’aime vraiment être seule.

Mais lorsque je n’ai plus de travail, plus de projets en vue, il m’est difficile de me mobiliser sur mes projets personnels, en particulier d’écriture. Un fond d’angoisse me chuchote que je devrais chercher de nouveaux clients, de nouveaux projets. Que nous allons manquer d’argent. Que nous ne nous en sortirons pas. C’est la première fois en plusieurs années que je me retrouve sans « rien » et que l’angoisse ne m’étouffe pas. Elle est présente, mais discrète. J’ai même pu reprendre mon blog, c’est dire !