Archives pour la catégorie Parentalité

Les quatre saisons

Un cadeau à faire à un enfant de 2-3 ans ? Offrez-lui Les quatre saisons, de Rotraut Susanne Berner. Un gros livre dans lequel on suit les même personnages de page en page, chez eux, dans la ville, au parc… et de saison en saison (un bébé naît, puis avance à 4 pattes ; la construction de la nouvelle crèche est annoncée, puis entamée, et la crèche est inaugurée ; un homme sort de chez lui en jogging, court dans la ville et perd ses clefs, des enfants les lui rendront deux pages plus tard ; les pompiers arrivent au loin, puis plus près, puis sur les lieux de l’incendie, etc.).

Ce sont des HEURES d’observation, d’histoires à imaginer seul ou ensemble, de plaisir à suivre les personnages et les animaux de page en page, de saison en saison.

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Un lasso pour mes peurs

Je ne suis pas au mieux de ma forme.

Je suis arrivée à ce point redouté où avoir un enfant me pèse, parfois, et de plus en plus souvent.

Ce n’est pas lui qui me pèse. Ce n’est pas non plus être mère qui m’est pénible.

C’est le jonglage fou entre s’occuper d’un tout-petit, chercher du travail, vivre une vie de couple, une vie « sociale » (voir mes amis en somme), découvrir le monde encore et toujours (c’est-à-dire lire, voyager et rencontrer de nouvelles personnes).

C’est l’angoisse qui commence à m’étouffer parce que je ne retrouve pas de travail.

Est-ce que je me demande trop ? Suis-je trop exigeante, à vouloir combiner plusieurs vies en une seule ? Je ne le crois pas, la vie EST par nature multiple, elle EST mouvement.

Nan, ce qui craint vraiment c’est le doute, c’est l’angoisse qui me réveille toutes les nuits vers 3 heures. C’est la PEUR.

Qu’est-ce que j’aimerais montrer à mon fils que les peurs s’écoutent, oui, mais se dépassent surtout !

Devenir mère, douceur et petits oiseaux en pagaille

Devenir mère, c’est aussi :

  • Couper les ongles de mon tout-petit avec un tout petit coupe-ongle (après avoir essayé les tout-petits ciseaux de dingues). Prendre de l’assurance au fil des semaines. Jusqu’au jour où je lui ai coupé le doigt (une toute mini morsure de coupe-ongle, mais quand même). Pleurer plus que lui.
  • Lui mettre et lui enlever des dizaines et des dizaines de bavoirs (amies mères de regurgitators, bonjour). Trouver un jour le bavoir curieusement récalcitrant. Et le bébé bizarrement excédé par mes efforts. M’apercevoir que j’ai une extrémité du bavoir dans une main, le lobe de l’oreille de mon bébé dans l’autre, et que je tire dessus depuis un moment.

PS. La nature est super mal fichue de nous livrer des bébés avec des ongles à couper, des clapets pas finis, du sommeil pas régulier, etc. On est crevées en fin de grossesse, épuisées par l’accouchement et bing, il faut s’occuper d’un petit être parfait certes, mais aux finitions à revoir. C’est mal fait, voilà.

Je ne SAIS pas

Mon tout petit,

Je sais des choses. Plus ou moins justes. J’ai l’expérience de la vie, la mienne. Des années et des années d’expérience de ma vie. Qui ne signifient pas des années et des années d’expérience de la vie des autres, ailleurs, autrement.

Je sais, suffisamment pour t’assurer qu’il est dangereux de toucher la porte du four, les prises, la cafetière fumante. Suffisamment pour être heureuse que tu observes mes gestes quand je coupe les courgettes, que j’éponge la table, que j’enfile mes chaussures. Je sais déjà bien moins lorsqu’il s’agit des relations sociales, alors ne crois pas qu’il faille « faire comme ça ».

Je ne me vois pas comme ton guide. Ton modèle, oui, parce que je suis là pour toi, que tu peux me m’observer à loisir, que je conçois le modèle non comme quelque chose à atteindre mais comme une base rassurante, un peu comme une recette de cuisine dont on sait que l’on peut la suivre, s’en inspirer ou l’ignorer.

Mais mon chat, je ne SAIS pas être ta mère, pas plus que tu ne sais être mon fils. Je ne sais pas quoi faire, quoi répondre, comment réagir. Je l’apprends, je le découvre, je le crée, en même temps que toi.

Et j’aime ça, je n’aime rien tant que ça, ne pas savoir, apprendre ensemble.

Le lait de la vie

J’ai dû arrêter définitivement l’allaitement au bout de 4 jours.

J’ai cru devenir folle de tristesse, de déception, de douleur aussi. Déjà que j’étais en état de choc après un accouchement long et difficile. Je ne pouvais pas prendre mon bébé contre moi tant j’avais mal « partout », ce qui rendait l’allaitement douloureux, mais j’arrivais à faire avec. Et voilà qu’il ne fonctionnait de toute façon pas.

Le PIRE, ce à quoi je ne m’étais pas du tout préparée, c’est que je ne pouvais pas prendre mon bébé tout contre moi sans que mon corps réagisse en relançant la production de lait, et ce pendant des jours et des jours. C’était douloureux, mais c’était surtout insupportable, à hurler de frustration, de rage, de déception. Qu’est-ce que j’ai pleuré.

Et puis on a découvert que notre bébé souffrait de coliques (pourquoi dit-on ça ? c’est moche et ça fait penser à la diarrhée), puis de reflux. Je me suis sentie très mal de ne pas pouvoir le nourrir avec le lait de mon corps qui, assurément, lui aurait évité toutes ces souffrances.

Mais un jour, alors qu’El Bébé devait avoir 2 mois, j’étais au téléphone avec une grande amie, elle-même mère de 3 enfants, et j’ai craquée, fondant en larmes en lui disant combien je me sentais triste de cette situation. Elle m’a tout simplement dit qu’elle comprenait. Et puis elle a ajouté que ses 3 enfants, allaités pendant des mois, ont souffert de ces fameuses coliques du nourrisson, et que l’un d’eux a souffert de reflux. Et plouf, je me suis sentie infiniment mieux. Je n’avais pas réalisé que je me sentais pour partie responsable de la situation, pas à la hauteur des besoins de mon enfant, etc. Mère quoi ;o).

Les coliques ont disparu avec le temps, assez vite. Le reflux est en voie de disparition. J’ai trouvé de bons côtés au fait de ne pas allaiter, j’arrive même à ne plus le regretter. J’aurais aimé, mais ça n’a pas été possible, voilà. Aujourd’hui, ce qui reste douloureux, ce sont les raisons qui ont fait que j’ai dû arrêter, parce qu’elles n’ont jamais été claires et que j’ai été mal accompagnée à l’époque, ce qui a suscité beaucoup de souffrance.

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Poubelle à couche

J’ai l’odorat développé. Très développé. J’ai donc envisagé d’acheter une de ces poubelles à couches qui permettent de vivre avec un bébé sans suffoquer.

Le prix m’a rapidement fait changer d’avis. D’autant plus qu’il m’a semblé délirant d’acheter des couches, avec emballage et de les jeter emballées à nouveau.

J’ai alors eu une idée géniale (oui, géniale) : j’ai acheté un pot de fleur pour balcon que j’ai accroché à la rambarde de la fenêtre de la chambre d’el bébé, et dans lequel je mets des sacs plastiques. Et hop, les couches malodorantes diffusent leurs mauvaises odeurs dehors. Et on jette le sac lorsqu’il est plein.

Une housse pour matelas à langer

Quelle pacotille que ces matelas à langer qu’on nous vend ! Ils se fendent au bout de quelques mois d’utilisation –forcément- intensive. Les housses sont chères et il en faut plein (surtout si, comme nous, tu as un petit régurgitator).

La bonne solution ?

La taie d’oreiller ! La plupart des matelas à langer font 50*70cm, la taille des taies d’oreiller standard.

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Sinon, la chouette housse ci-dessus est dispo ICI.