Internet en chair et en os

Dites « Internet », on vous répond « virtuel ». Je croyais que les informations circulaient dans l’espace, par satellite. Les satellites restent certes des objets, mais que j’imaginais peu nombreux, petits et éloignés. J’ai découvert récemment que la grande majorité (95-97%) des communications passaient en fait par des câbles. Des câbles ! Des gros fils, des vrais machins, pas des ondes dans l’espace !

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Un python bicolore des rochers ? Non ! Un câble internet sous-marin. Source : Africa Top Success

La carte ci-dessous montre les câbles sous-marins (263 cables en 2014, d’après Wikipedia), mais il existe aussi d’énormes réseaux de câbles sous-terrains. Je le savais pourtant, on voit régulièrement des chantiers pour la pose de câbles en fibre optique, mais je butais sur cette idée que le net, c’est virtuel…

Source : Slate
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Du temps pour.. quoi ?

Ces derniers mois ont été plus ou moins intenses. Il m’est arrivé de travailler comme une dingue, avec un stress presque insupportable. J’ai aussi travaillé plus tranquillement, sur des projets qui m’intéressaient moins, mais pour lesquels je devais me concentrer pendant de longues semaines, et qui ont réveillé mes douleurs cervicales.

Et voilà que l’interrupteur a basculé sur « OFF ». Je n’ai plus de travail. Un projet qui devrait prendre forme sous peu, mais qui ne devrait pas être trop chronophage. Un voyage, ensuite, que je me réserve précieusement. Mon dernier voyage lointain, en 2012, a été en partie gâché par le travail que je n’avais pas pu laisser, je me suis juré que jamais on ne m’y reprendrait ! Même si je sais que ça peut arriver, quand le client est en retard, on n’a guère le choix en fait…

Je n’ai jamais eu peur de ne pas savoir quoi faire si je ne travaillais pas. Je suis aussi très contente de travailler chez moi. Je sais délimiter mon temps (suffisamment en tout cas), je vis comme un véritable cadeau de pouvoir faire des pauses aussi souvent que je le désire et profiter du beau temps quand je peux, quitte à bosser le soir ou le week-end (ce que j’aime en fait beaucoup aussi). Surtout, j’aime vraiment être seule.

Mais lorsque je n’ai plus de travail, plus de projets en vue, il m’est difficile de me mobiliser sur mes projets personnels, en particulier d’écriture. Un fond d’angoisse me chuchote que je devrais chercher de nouveaux clients, de nouveaux projets. Que nous allons manquer d’argent. Que nous ne nous en sortirons pas. C’est la première fois en plusieurs années que je me retrouve sans « rien » et que l’angoisse ne m’étouffe pas. Elle est présente, mais discrète. J’ai même pu reprendre mon blog, c’est dire !

Oh mon vélo, ohooo

Cher vélo,

Tes grandes roues rapides, ton chuintement de vent, tes petits feux qui brillent, ton panier avant et ton siège enfant. C’était chouette mais tu donnais des signes de faiblesse. Le poids du passager arrière devenait trop lourd pour ton dérailleur, tu devenais instable et nous faisions de sacrés embardés. Il est temps pour moi d’acheter un nouveau destrier, un fend-la-bise capable de porter mon derrière et mes courses, un engin solide, stable et facile à manœuvrer.

Bin les aminches, c’est pas si simple. Dans les grandes enseignes, rien ne me convient, je fais une taille entre deux, les vélos sont trop petits ou trop grands. En occas, c’est le parcours du combattant pour trouver vélo à ma jambe, en vrai bon état. J’ai essayé les magasin de cycles mais les PRIX !? Certes, tout équipé (sonnette, béquille, porte-bagage, garde-boue, dents en or), mais trop cher parce que trop volés (le drnier a été volé dans mon garage, super). Je vais tester un magasin d’usine…  En attendant, je n’ai plus de vélo.

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L’aliment du monde

Je me demande régulièrement si je ne devrais pas arrêter le gluten, les produits laitiers, le sucre, le cuit, le chocolat, le rat musqué ou les sauterelles rôties.

Pas par effet de mode (je suis bien de mon temps, mais dans l’ensemble, mon temps m’emmerde), mais pour en observer les effets.

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(c) Colibri joufflu. Photo perso, Portugal.

Demander

Un TED talk de Amanda Palmer datant de début 2013. Sa présentation est impressionnante, la vidéo vaut son pesant d’or rien que pour ça, mais ce qu’elle dit est passionnant et vraiment différent.

Fondamentalement, qui donne reçoit. Qui demande obtient. Demande, et non exige, rackette ou mendie. Demande, c’est-à-dire prend en compte la personne en face, la laisse libre de ses choix.

J’adore l’idée que l’on obtient ce que l’on demande, ce que l’on désire ardemment. Elle permet de se poser la question de ce que l’on veut VRAIMENT.